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« Métro 2033 », Dmitry Glukhovsky

2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des microsociétés de la pénurie.
Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d’une menace obscure… mais aussi à se découvrir lui-même à travers des rencontres inattendues.
Un thriller fantastique inoubliable, traduit dans une vingtaine de langues, qui s’est vendu à 1,5 million d’exemplaires et a été adapté en jeux vidéo (Metro 2033 et Metro : Last Light).

Le moins qu’on puisse dire c’est que Métro 2033 a été une lecture éprouvante. Éprouvante au départ car j’ai eu énormément de mal à rentrer dans l’histoire. Peut-être une question de période… Ce n’était peut-être pas le bon moment pour débuter cette lecture… J’avais vu aussi des avis assez négatifs sur internet et j’étais refroidie, certaine que ma lecture serait fastidieuse… Et une lecture fastidieuse de 850 pages, on la sent passer ! Éprouvante finalement, car passer des heures de lecture sous terre se révèle assez anxiogène pour les claustrophobes, dont je fais bien évidemment partie. 850 pages plus tard je ne regrette vraiment pas d’avoir poursuivi ma lecture, laissant de côté les critiques et mon premier ressenti. Métro 2033 est un livre que j’ai adoré.

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Le métro de Moscou. Pixabay ©

 

Je l’ai aimé parce qu’il est remplit de passages qui font réfléchir le lecteur. Et c’est ce que j’aime dans la littérature. Quand l’auteur nous questionne à travers l’histoire qu’il nous raconte. Artyom est un jeune garçon assez naïf. Il connaît finalement peu de choses du métro et le découvrir à travers ses yeux de novice rajoute de l’intensité à la découverte de ce monde où règne les ténèbres et la violence. Pour autant il est très loin d’être bête. Bien au contraire. Ce qui est très intéressant c’est qu’il rencontre tout un tas de personnages aux personnalités diamétralement opposées et il est toujours curieux ce qui l’amène souvent à mettre son jugement de côté. Il cherche toujours un sens, il cherche à comprendre les idéaux, les points de vue. Il ressort toujours grandi de ses rencontres, comprenant finalement qu’il n’existe pas de vérité absolue. Chaque station a son fonctionnement propre, politique, économique, sociale, ce qui permet d’imaginer une multitude de scénarios possibles de la reconstruction du monde après son anéantissement. C’est d’ailleurs très fort, cette idée de faire naître un monde nouveau dans le métropolitain moscovite. Les descriptions sont chouettes. Et puis la fin, c’est le clou final. Personnellement je ne m’y attendais pas du tout et j’ai été bluffée. J’ai trouvé que le revirement de situation remettait tout le livre en perspective lui donnant encore plus de substance.

J’ai trouvé finalement assez injuste les critiques que j’avais pu voir. Je conçois totalement qu’on puisse ne pas aimer, là n’est pas la question. Mais dire qu’il ne se passe rien, et que la quête d’Artyom s’est révélée inutile, c’est pour moi être passé à côté. Tout ne se finit pas toujours comme nous l’imaginons et heureusement. Et ce n’est pas parce qu’Artyom passe du temps dans les stations, qu’il tombe sur des hommes qui veulent lui imposer leurs idéologies, ou qui tout simplement partagent leurs points de vue avec lui, qu’il ne se passe rien. Ces dialogues servent totalement le récit. Il est question de la fin du monde tel que l’humanité le connaissait et du début d’une nouvelle ère. C’est un état qui amène une multitude de questions. Il était dit aussi que nous n’avions pas le temps de nous attacher au personnage. Pour moi, c’est une question de sensibilité. J’ai beaucoup aimé les personnages d’Artyom, du vieux Mikhail Porfirievitch ainsi que du stalker Melnik pour lesquels j’ai vraiment éprouvé de l’affection.

Dans les avis négatifs, il est également souvent reproché à Dmitry Glukhovsky d’avoir complètement délaisser les femmes. Certes. Vous dire qu’il y a des personnages féminins importants serait un énorme mensonge. Il y a peu de femmes tout court, et elles sont toutes cantonnées à un rôle de femme au foyer. Pour autant, c’est l’écrivain qui a les cartes en main. Il a certainement ses raisons, bonnes ou mauvaises. Et si c’est bien évidemment un peu dommageable, je préfère toutefois un livre où l’auteur traite vraiment bien ces personnages masculins plutôt qu’il choisisse, pour faire plaisir à ses lecteurs, de mettre à tout prix un personnage féminin qui serait mal traité. Bien évidemment nous avons le droit de ne pas tous partager le même avis là dessus.

Pour conclure, je dirais que si il est toujours intéressant de lire des critiques, il faut toujours se souvenir que nous sommes tous différents et qu’il est important de ne pas se fier uniquement à ce qu’on a lu d’une œuvre pour choisir de lui laisser une chance ou non. La preuve, on a parfois de belles surprises !

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