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« Songe à la douceur », Clémentine Beauvais

Je reviens aujourd’hui ( après quelques mois d’absence ) avec une revue de livre jeunesse ( dès 13 ans ). Parue en août de cette année, « Songe à la douceur » est une histoire d’amour qui a séduit critiques et lecteurs et dont je n’ai entendu que des éloges. C’est ce qui m’a d’ailleurs décidé à me le procurer afin de moi aussi succomber à la magie du récit. Loupécouv-songe-a-la-douceur-620x987

Pourtant au départ, tout allait pour le mieux. La couverture, magnifique, m’inspirait un bon pressentiment.  J’avais également cru comprendre qu’au milieu du flot des pages, la mise en page nous offrait de petites pépites ( là-dessus, je n’ai pas été déçue, voici un aperçu ). Ecrit en vers, le récit est emprunt d’une certaine musicalité très agréable. Cela n’a rien de « lourd », bien au contraire, on se laisse bercer, entraîner par le flot des mots. L’histoire démarre bien. Tatiana retrouve Eugène après dix années passées sans se voir. Eugène retrouve Tatiana, il a maintenant 27 ans, elle en a 24. Et les deux de se remémorer avec tendresse leur adolescence, ce qui les avait rapproché, puis, un peu plus douloureux, ce qui les avait éloigné.

MAIS ( oui, c’est un gros mais ), et j’en suis désolée, il y a trop de points qui m’ont agacé durant ma lecture. « Songe à la douceur » aurait pu vraiment être une belle histoire d’amour. Une de ces histoires d’amour qui paraissent complexes mais qui sont finalement belles parce qu’au fond simples, proche de ce que nous pouvons vivre. Clémentine Beauvais m’a perdu quand elle a commencé à rajouter une dimension dramatique à l’histoire qui, selon moi, ne sert strictement à rien à part à rendre le récit cliché. De plus, Tatiana est un personnage que je n’ai pas du tout apprécié. Sa façon de voir les choses, son mépris pour l’amour et les relations amoureuses dès qu’elles ne correspondent pas à l’image qu’elle s’en ait fait, la manière dont elle se comporte avec Eugène. Tatiana c’est l’art de trouver des problèmes là où justement il n’y en a pas. J’ai aussi trouvé deux, trois petites incohérences dont je n’ose pas parler de peur d’en dévoiler trop sur le récit. Ces passages m’ont fait bondir dans le sens où ils rendent le récit irréaliste et illogique.

J’aurais voulu aimer ce livre. J’ai essayé, vraiment, mais rien n’y a fait. Je n’étais plus dedans et j’ai réellement peiné à le finir. Malgré cette déception, je compte un jour lire « Les petites reines » et j’espère cette fois-ci que la magie opérera.

Arrivederci !

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5 réflexions au sujet de « « Songe à la douceur », Clémentine Beauvais »

  1. Un bon postulat de départ, mais un développement loupé ?
    C’est vrai qu’il est très encensé, et la mise en page me donne très envie de le découvrir, ce roman ! Mais je pense que j’attendrai un peu, et que je l’emprunterai à la bibliothèque.
    Merci pour ton retour.

    J'aime

    1. Oui c’est un bon résumé 🙂 C’est vrai que j’avais tellement vu de bonnes critiques que je m’attendais à tout sauf à être déçue ! Après bien sûr à chacun de se faire son avis, il en faut pour tous les goûts 🙂

      Aimé par 1 personne

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