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« Wytches », Scott Snyder, Jock

20160524_122633« Après un épisode tragique durant lequel leur fille Sailor fut victime de harcèlement, la famille Rooks choisit de déménager et de se reconstruire en paix, loin de cette pénible expérience. Leur proximité avec la forêt environnante va cependant les exposer à un mal plus ancien que l’humanité… »

« Wytches » est le premier tome d’une série indépendante issu du travail du scénariste Scott Snyder, connu notamment pour son travail chez DC Comics, et du dessinateur Jock le tout mis en couleur par Matt Hollingsworth..

S’il y a bien une chose à retenir de cette lecture : âmes sensibles s’abstenir. « Wytches » entraîne le lecteur dans un univers sombre, violent et angoissant autant graphiquement que scénaristiquement qui satisfera les amateurs d’épouvante. Alors que ces derniers temps on a plutôt tendance à démystifier bon nombre de créatures pas forcément très sympathiques au départ, il faut le dire, « Wytches » ne va clairement pas dans ce sens. Et il faut l’avouer, ça fait du bien. Les sorcières ici ne sont pas bien aimées (mes excuses pour ce vieux jeu de mot ^^) mais totalement terrifiantes et cruelles.

Scott Snyder a déclaré être une personne particulièrement angoissée. Cette angoisse est un carburant pour son travail. Les histoires qu’il imagine lui permettent en quelque sorte de la relativiser et de l’évacuer. Une angoisse qu’il arrive particulièrement bien retranscrire dans ce tome, notamment à travers le personnage de Sailor. La jeune fille sujette aux crises de panique va être confrontée à l’horreur la plus totale alors qu’en cas de crise, elle perd tous ses moyens. Du coup l’histoire nous angoisse, Sailor angoisse également et avec elle nous angoissons deux fois plus. La relation avec son père est également un élément très important dans l’histoire.

Snyder signe un scénario impeccable où la lecture est parfois un peu déroutante. On se demande où il veut en venir, dans quoi nous entraîne-t-il. On a du mal à séparer le vrai, du faux. On ne sait pas qui croire, quoi croire. Mais c’est là toute la réussite du tome car tout finit par s’emboîter et faire sens laissant alors le lecteur agréablement surpris. Et lorsque le lecteur est surpris, c’est généralement que le pari est gagné.

En bref, vivement le deuxième tome !

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